Blockchain, vers un Web décentralisé  ?

À l’heure où de nouvelles technologies voient le jour pour s’emparer de notre quotidien, il existe dans un « monde parallèle », un web sans gouvernance que l’on appelle web décentralisé. Fondé sur les technologies blockchain, il redonne le pouvoir aux individus gouvernés par les GAFA et les grandes institutions qui se sont emparés du contrôle d’internet à la fin des années 1990.

Mais quelle est cette révolution dont on parle et qui apporte une véritable alternative face à ce hold-up numérique ?

Le web centralisé : gouvernance et limites

Dans le domaine informatique on parle de serveur. Il peut être physique en plusieurs endroits. Les données sont réparties au moyen de machines qui communiquent entre elles, régies sous la même structure de gouvernance.

Qui représente cette gouvernance ?

D’une part, les grandes institutions financières, tierce partie en qui l’utilisateur a confiance lors de transactions monétaires effectuées sur internet.

D’autre part, les GAFA, ces géants du web qui ont développé leur toute puissance grâce à l’ascension de Facebook, Twitter et à l’émergence de l’uberisation (Blablacar, Airbnb, Uber). Ils détiennent le pouvoir sur les actions des utilisateurs et sur le fonctionnement des applications. Ils récoltent et traitent à grande échelle des données personnelles (Big Data) qu’ils monnayent ensuite aux entreprises en quête d’informations stratégiques pour accroitre leur chiffre d’affaire.

Les GAFA sont une forme d’oligarchie. Ils possèdent de multiples leviers pour garder la mainmise sur le net et rendent la concurrence stérile. Ils détiennent un vivier de talents et posent un véritable problème quant à l’innovation.

Vers la fin d’un web centralisé

La cybercolonisation et pillage de données donnent une vision peu glorieuse du cyberespace pourtant si prospère.

Bruno Bonnel, spécialiste des technologies numériques, ironise sur le sujet : « Nous sommes dans la logique suivante : prête-moi ta montre, je te vendrai l’heure »

Une prise de conscience balbutiante à la fin des années 90 trouve un écho dans les débats actuels sur la propriété des données sur le web. Liberté des datas et souveraineté du net sont des enjeux majeurs. Il est essentiel de reprendre le pouvoir et cela passe par la récupération de ses propres données pour mieux les maitriser.

C’est dans ce contexte qu’émergent des organisations autonomes décentralisées.

Qu’à cela ne tienne, l’heure est venue à la désintermédiation !

L’âge d’un web décentralisé : La blockchain

Comment fonctionne un web décentralisé ?

Imaginez un monde numérique dont les technologies permettent des échanges d’informations entre des utilisateurs sans intermédiaires, un web sans organisme central. Les créateurs d’applications décentralisées n’ont pas de pouvoir unilatéral sur les actions des utilisateurs (censure de contenus…) ni sur le fonctionnement des applications que ce soit en termes d’algorithme, de fonctionnalités ou de conditions d’utilisation. Son objectif est de permettre aux individus d’échanger sur internet de la valeur de pair à pair sans passer par une autorité centrale.

Application de la blockchain

D’un point de vue plus spécifique, la blockchain désigne une chaine de blocs, des conteneurs numériques dans lesquels sont stockées des informations de toutes natures : transactions, contrats, titres de propriétés… Apparentée aux pages d’un grand livre de compte, la blockchain n’est pas hébergée sur un serveur unique. Les informations contenues sont protégées par un procédé cryptographique qui rend leurs modifications impossibles. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations est réputée transparente, fiable et hautement sécurisée.

Opportunités de la blockchain

Les mentalités changent, l’internaute veut reprendre une position de force. Il comprend qu’il dispose de nouveaux leviers d’influence, de pression et de contrôle. Et la blockchain, véritable technologie de rupture va permettre d’opérer des changements profonds en ouvrant le champ des possibles.

Ce qui est au cœur de la révolution blockchain c’est l’empowerment des personnes et la cryptomonnaie.

L’empowerment des personnes fait état des lieux d’une (re)prise des données personnelles- devenues un actif essentiel- et permet de gérer sa réputation en maîtrisant ses propres datas.

Concrètement, c’est comme si l’internaute avait accès à une sorte de « tour de contrôle » qui lui permettait de visualiser toutes ses données et de les utiliser comme bon lui semble.

La cryptomonnaie et plus particulièrement le bitcoin, est un système de monnaie numérique qui fonctionne de pair à pair et qui offre la possibilité de devenir sa propre banque.

Créée par un mystérieux Satoshi Sakamoto fin 2008, cette monnaie n’appartient à aucun pays, aucun gouvernement et à aucune banque. Elle appartient à tous ces utilisateurs et son cours est établi en fonction de l’offre et la demande.

Cet actif financier se prémuni contre la fraude de la double dépense et devient donc une rareté numérique. Son offre serait limitée à 21 millions.

Conclusion

Grâce à la blockchain, les individus s’affranchissent de l’intermédiation d’une institution centralisée. Elle encourage et stimule la créativité et l’innovation jusque-là captées par les GAFA. L’internaute devient acteur et ne tente plus de rivaliser avec les leaders invincibles. Il cherche à investir le terrain de demain. Désormais, Il contourne les hold-up sur les mégadonnées.

La blockchain représente une véritable valeur ajoutée dans la gestion de la réputation de l’individu et dans l’autonomie financière.

Mais est-il vraiment possible de se passer de tous les intermédiaires ?

Source : blochkainfrance.net

 

 

Valerie Sammut

www.valerie-sammut.3com

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