Formulaire ESTA : présence sur les réseaux sociaux et accès au sol américain

 

 

Depuis la fin de 2016 un contrôle des réseaux sociaux est effectué pour les voyageurs qui souhaitent aller aux Etats-Unis. Cette mesure donne accès à notre présence numérique et nos activités.

Nouvelles mesures de sécurité : déclaration des réseaux sociaux

Désormais, les Etats-Unis invitent les personnes dispensées de visa à déclarer leurs comptes sociaux à travers le formulaire ESTA (Electronic System for Travel Authorization). Cette question contenue dans la section « médias sociaux » reste toutefois facultative. Elle concerne les réseaux Facebook, Instagram, Twitter, Youtube, Linkedin et  Google+. Une mesure de plus, qui aurait pour but d’assurer la sécurité du territoire face à la menace terroriste. Les personnes ne renseignant pas ces informations ne devraient pas se voir refuser l’entrée sur le sol américain.

En effet, les touristes qui souhaitent séjourner aux États-Unis sont exemptés de visa lorsque leur séjour ne dépasse pas les 90 jours. Le formulaire ESTA consiste à demander l’autorisation en ligne pour les voyageurs provenant de pays exempté de visa. Celle-ci recueille entre autres leur identité biométrique et leur adresse sur place. A la fin du formulaire se trouve des questions qui permettraient de vérifier que le demandeur de VISA ne constitue pas une menace.
Le lien entre les activités en ligne et les voyageurs serait un moyen de permettre aux autorités américaines de déceler les menaces possibles envers le pays et un moyen efficace d’identifier les agissements malveillants. Une inspection de nos activités est faite, à savoir quelles sont les pages consultées, les « likes » de pages ou contenus suspects et autres activités.

Une collecte de données : mesure liberticide ?

Des questions subsistent sur cette requête, comment les autorités reconnaissent les comptes associés à un pseudonyme, ainsi que les déclarations de faux comptes ou encore l’usurpation d’identité.

Ce procédé ne nous informe pas également de l’utilisation faite des informations recueillies par ce biais. Cette procédure a provoqué la montée de défenseurs de la liberté qui alertent une possible violation de la vie privée des citoyens. On peut se poser la question de savoir que deviennent les données collectées, à travers quelles règles sont stockées celles-ci. Les sceptiques craignent que le dispositif vise tout particulièrement certaines communautés. Les personnes ne souhaitant pas déclarer leurs activités sont susceptibles d’éveiller davantage la curiosité des autorités.

La procédure d’inspection pourrait s’étendre également aux relations du profil étudié. La collecte de données recense-t-elle les amis des profils étudiés ?

Toutefois, la collecte de l’ensemble des données relatives aux réseaux sociaux a pour but d’améliorer le processus d’enquête et apporter aux autorités plus d’indications pour l’intérêt collectif. Cette mesure qui permet de retracer notre activité est mise en place dans le cas d’un éventuel contrôle plus spécifique. Les contrôles d’entrées sur le sol américain sont de plus en plus minutieux, mais les refus eux, sont encore rares.

Zabibou Tsiosa Said

 

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