Information : frénésie ou addiction ? Sommes nous tous menacés d’infobésité ?

L’infobésité désigne la surabondance d’informations.

Dans ce flot informationnel instantané (pas toujours authentifié), nos fonctions cognitives se trouvent sursollicitées et notamment notre capacité à raisonner ou à discerner objectivement le vrai du faux et vice-versa.

Quand l’actualité devient un grand zapping informationnel :

« Martin Bouygues, PDG Bouygues, est décédé samedi matin dans sa résidence de l’Orne… » annonce l’AFP le 28 février 2015.

Aussitôt, les réseaux sociaux s’emballent et s’emparent de l’annonce.

Oui mais voilà : Martin Bouygues n’est pas mort !

Voici l’exemple typique d’une fausse information ou information non vérifiée qui devient en quelques minutes une véritable traînée de poudre relayée sur les réseaux sociaux.

Difficile de s’y retrouver quand l’infobésité est devenue une réelle addiction et qu’elle sollicite notre attention en dénigrant la qualité.

Nous finissons par « picorer » l’information sans se soucier de sa véracité.

La quantité au détriment de la qualité entraîne un phénomène de « fausse culture ».

Quand l’information dérive :

Facebook et Twitter ont une vocation de partage de l’information. Il est donc très aisé d’y diffuser des liens sans même vérifier la fiabilité de la source.

L’instantanéité d’une diffusion n’échappe pas au monde des réseaux sociaux. Ceux-ci captent le phénomène et l’audience.

Le dernier buzz encore d’actualité : celui du mouvement des Gilets Jaunes. C’est sur Facebook que le mouvement s’est organisé ; le réseau social s’est substitué à un outil de communication et d’organisation.

En revanche, il a été démontré que ce même réseau social entretenait la colère via des informations circulant sur la plateforme, sans les interdire ou au moins les vérifier.

Pour exemple : des photos ont été détournées et diffusées concernant des violences policières, alors qu’il s’agissait de photos externes au conflit et en l’occurrence : des photos de femmes ensanglantées prises en Espagne ! … cependant cette fake news a été relayée plus de 130 000 fois !

De même que Twitter a laissé publier une vidéo montrant des CRS matraquant des enfants, alors que la vidéo provenait d’un autre conflit datant de 2015 !

La propagation de ces fausses informations laisse penser qu’effectivement les réseaux sociaux ne prêchent pas « toujours » la bonne parole dans le seul but d’augmenter leur audimat.

Que faire face à cette gabégie d’informations?

Et si on se déconnectait

« Alexis, 25 ans, est consultant dans les systèmes d’information. S’il utilise régulièrement Internet dans un but “informatif”, les réseaux sociaux sont exclus. Et il reste toujours très éloigné de son portable. “Il ne fait jamais de bruit, il ne vibre même pas. Je n’aime pas être joignable. C’est pareil pour les réseaux sociaux : plus on y passe de temps, plus on se sent obligé de répondre aux sollicitations. … »
source Citazine.fr – Audrey Minart – 13 janvier 2014

Certaines personnes décident de se mettre en marge en reniant cette société hyper-connectée, sursollicitée… Le recul devient indispensable pour se réapproprier une certaine sérénité, et s’accorder une appréciation plus objective de notre environnement.

Le cadre réglementaire de la déconnexion professionnelle

La surabondance informationnelle a pris une telle proportion, notamment dans le monde du travail, qu’il a été instauré « le droit à la déconnexion » (loi du 1er janvier 2017) en mettant en place une régulation des outils numériques dans l ‘environnement professionnel.

La déconnexion totale reste rare… il s’agit plutôt d’une modulation de connexion sur des temps courts et/ou temporaires.

Il faut bien reconnaître qu’une déconnexion complète est quasi impossible tant nous sommes entourés d’appareils connectés ; sans compter qu’une telle attitude mène à une sorte de désociabilisation.

Le mot de fin :

L’instantanéité du flux informationnel s’intègre à nos vies personnelle et professionnelle de manière insidieuse.

Il ne tient qu’à nous de reprendre les choses en main afin de ne pas ou de ne plus basculer dans le tourbillon infernal de l’information à tout prix !

 

 

Sandrine CHAUSSOY

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Sources d’informations et de documentation :

https://mf.hypotheses.org 

https://master-multimedia.com

http://up-magazine.info

www.citazine.fr

https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/video-infobesite-le-mal-du-siecle_348052.html

www.lemonde.fr

www.inaglobal.fr

www.futurtalents.com

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