L’e-réputation des candidats en recherche d’emploi

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Souvent perçue du point de vue des entreprises, l’e-réputation est aussi importante du côté des candidats en recherche d’emploi. Le nombre de recruteurs regardant le profil des candidats sur Internet augmente. En effet, sur la toile, il faut tisser la sienne ; tel une araignée, patiente et minutieuse. Bâtir son identité numérique, cela prend du temps ! Contrairement à ce qu’on croit, il ne suffit pas d’un clic pour qu’on vous embauche.

 

Passer de l’e-réputation positive à négative

Etre visible sur le web, c’est bien, mais existe-il une bonne visibilité ? Etre trop visible serait-il au contraire un poids, lourd à porter par la suite ?

Ce qui rebute dès le départ l’employeur : voir trop de vie privée, des photos de soirées qui finissent mal, le candidat en mauvaise posture… mais on oublie souvent que ne pas être visible, c’est aussi un défaut. Cela signifie qu’on n’est pas actif dans le monde actuel, que l’on ne se tient pas au courant des tendances, des actualités. C’est le début de l’e-réputation négative. Tout le monde a intégré qu’Internet est maintenant devenu un média important, qui envahit nos vies, autant privées que professionnelles : il est temps d’agir en conséquence.

Une e-réputation positive se traduit par des productions écrites, culturelles, audiovisuelles, etc. Intéressantes et pertinentes, ces productions doivent traduire la personnalité et l’ambition du candidat. Blogs, forums, réseaux, tous les moyens sont bons pour s’assurer une bonne e-réputation. Lors d’un entretien d’embauche, on donne le meilleur de soi-même. Sur Internet, l’entretien dure… tout le temps. Vu que votre employeur peut regarder la vie du candidat 24h/24h. Ce que le CV cache, Google le révèle.

Mais l’e-réputation positive peut retomber comme un soufflé à cause d’une mauvaise information, d’une photo compromettante ou d’un fait qui ressurgit. Internet est la nouvelle Agora, cette place dans l’antiquité grecque où se défaisait une grande notoriété en quelques minutes. Google met en évidence, dans les premières pages les réseaux sociaux. Fréquemment mis à jour, possédant beaucoup de mots-clés avec le nom du candidat,  les profils Facebook et Viadeo sont les mieux référencés, à moins que le candidat ne possède un bon site internet, bien mis en valeur.

 

Big Employeur

Si vous pensez que les entreprises ne regardent que les expériences professionnelles… détrompez-vous ! Elles observent également (et surtout) ce qu’il y a autour : vie familiale, culturelle, amicale, associative… et même sentimentale ! Inévitablement, ce sont des traces que tout le monde laisse derrière soi en traînant sur le web. Les patrons ne sont pas des stalkers, attention… Du verbe anglais « stalker », qui veut dire harceler,  faire du stalking, c’est harceler la personne et suivre ses moindres faits et gestes sur Internet.

Un recruteur googlise le nom d’un candidat potentiel et ne trouve rien. Aucune présence sur Internet devient alors étrange. Le monde à l’envers ? Non, juste un autre critère implicite d’embauche. Mieux vaut ne pas être trop présent, mais juste assez pour que l’employeur voit que vous êtes actif et à l’affût de ce qui se fait sur le web. Ils recherchent avant tout la cohérence, une touche d’originalité, et, un comble, de l’authenticité. Le recruteur pensera beaucoup d’un simple manque de visibilité sur internet : des choses à cacher ? Technophobe ? Refus de se « mouiller » ?

Certains employeurs regardent les mauvais côtés, et cherchent sur les réseaux sociaux les traces de beuverie, de fête qui tourne mal, de photos de soirées, etc. Un candidat qui a des photos où on le voit boire, faire des choses ridicules ou dégoûtantes aura moins de chance d’être pris… à moins d’être dans une entreprise très détendue ! Même une opinion politique ou religieuse pourra influer sur l’employeur. Il reste un être humain, influençable d’une certaine façon. Le recruteur cherche, sans vraiment le savoir, les 7 péchés capitaux du candidat !

Un candidat ne doit pas laisser de commentaires ou d’images qui seraient néfastes à sa vie professionnelle. Comment effacer ses mauvaises traces sur le web ? Déjà, demander de supprimer, si c’est un commentaire sur un forum, par exemple. Ensuite, essayer de noyer le poisson dans la masse imposante du web : en 3ème page de Google, l’info se perd… Si le sujet est plus grave, le candidat possède alors des solutions judiciaires.

Si vous ne croyez pas vraiment que l’e-réputation soit importante pour votre travail actuel ou à venir : prenons le cas de Kévin Colvin. Pour aller à une fête d’Halloween, il a menti à son patron afin de prendre un jour de congé, pour « problèmes familiaux ». Une photo de lui déguisé sur Facebook aura eu raison de sa réputation professionnelle… quelques jours plus tard, il est licencié. Victime sociale ? Abus de pouvoir ? On aura beau jaser, le résultat est là : un licenciement. Son patron ayant vu la photo, car il était ami avec des collègues, et la crédibilité en prend un coup. Le candidat doit penser avant tout à la façon dont les autres le voient. Un peu comme dans la vraie vie, en fait…

 

Les méthodes de l’e-réputation pour un candidat en recherche d’emploi

Réaliser un site CV, débattre sur les (bons) forums, s’inscrire sur les réseaux sociaux… Certaines démarches sont indispensables : Facebook,  Viadeo, Twitter sont autant d’outils pour aider le candidat dans la construction de se e-réputation. Contribuer, mettre son grain de sel, se démarquer : les verbes du futur employé. Le candidat n’est pas un internaute comme les autres, c’est ce que doit penser le recruteur. Ce qu’on appelle le « personal branding » : sur Internet, tout le monde est une marque en puissance. Comme un vrai publicitaire, le candidat devra se vendre.

Quel est mon identité professionnelle, comment la transcrire au mieux sur Internet ? Ce sont ces questions que le candidat en recherche d’emploi devra se poser. Identifier son parcours, ses compétences, ses valeurs, ses motivations futures. Avoir des projets est toujours bénéfique et donne l’impression à l’employeur d’être face à une personne active.

Hélas, une e-réputation ne se fait pas en un jour. Il faut du temps, des contacts, des profils et beaucoup de référencement pour être visible sur le web. On pourrait comparer l’e-réputation à une cagnotte, qu’on remplirait chaque jour. Et pour être riche, il faut du temps !

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