La e-réputation des adolescents : pensons à l’avenir

teenager social media

Les enfants de la génération Z (12 – 18 ans) sont nés avec internet. Hyperconnectés, ils pratiquent Facebook et Twitter au quotidien, sans pour autant mesurer tous les enjeux qui pèsent sur leur e-réputation.


Selon un sondage TNS Sofres, 57% des collégiens ont ouvert un compte sur un réseau social, et 20% des 8-12 ans ont un compte Facebook (malgré une limite d’âge fixée à 13 ans pour ouvrir un compte. Si 81% des plus de 13 ans ont modifié leurs paramètres de confidentialité, ils sont seulement 51% des moins de 13 ans à l’avoir fait. Ainsi, 20 % des jeunes affichent sur leur profil des informations personnelles comme leur adresse ou leur numéro de téléphone.

 

Données en ligne : données publiques

Marc  Zuckerberg, le fondateur de Facebook a prévenu : « La vie privée c’est fini, sur le web une information personnelle devient une information publique. » Bien sûr, il faut nécessairement s’identifier pour être reconnu et entrer en contact. Donner son identité IRL (In Real Life) s’avère donc être le premier pas dans la gestion et maîtrise de son e-réputation.

Les adolescents postent des quantités de données numériques souvent de manière compulsive, bien souvent dans le désir de partager mais sans prendre de précautions pour préserver leur intimité. Or, l’ensemble de ces données sont gardées en mémoire pendant de longues années  sur la toile. Il est fort à parier qu’arrivés à l’âge adulte la plupart des informations enregistrées par les enfants se seront noyées et qu’elles seront obsolètes ; pour autant, certaines pourront rester compromettantes et handicapantes, pour une recherche d’emploi ou leur vie affective par exemple.
Par ailleurs, leur attrait pour défier l’autorité peut entraîner chez les adolescents des comportements extrêmes. Ceux pratiqués sur le Web n’ont pas de conséquences directes et restent virtuels : d’où une difficulté à mesurer l’impact et les conséquences sur leur e-réputation. Sans parler de ce qui est publié par les tiers…

Comment protéger les enfants de l’écueil de l’utilisation des réseaux sociaux ?

Les protéger : une utopie ?

adolescente avec tabletteLa génération Z est élevée par des parents qui ont pour la plupart une connaissance superficielle du web 2.0. Ils se sont en général  initiés « sauvagement » aux réseaux sociaux, et les utilisent de manière intuitive. De plus, les informations au sujet des dangers d’Internet, de la notion d’e-réputation sont peu nombreuses et peu accessibles au grand public.
Pourtant c’est avant tout dans la famille que devrait se faire cette éducation. Dans les écoles le sujet est peu abordé, et souvent de manière informelle et non suivie. Bref, les enfants sont en grande majorité livrés à eux-mêmes devant leurs écrans, alors que, justement, les réseaux sociaux représentent pour eux un investissement affectif très important.

La génération Z  les 12-18ans ou génération C, (pour Communication, Collaboration, Connexion et Créativité), ou encore de la génération silencieuse, de la Y’, de la AA ou des Emos (pour « émotionnels »).

Alors que la Génération Y est née avec le web « passif » (entendez web 1.0), la Génération Z, elle, a été bercée par le web 2.0 et les outils collaboratifs (Facebook, MySpace, Twitter, Youtube, etc.).

La génération Z suit donc la génération Ynée avec le web passif, tandis que la génération Z est celle du web2.0 et tous les outils collaboratifs qui font partie de leur vie quotidienne et de leurs attentes.
On dirait d’eux qu’ils seraient détachés, peu fidèles, intéressés….mais n’a-t-on pas toujours entendu ces discours d’uns génération sur l’autre ?

Quelques liens biblio

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