Le motion-making : e-reputation & personal branding

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Atteindre le million de vues sur Youtube en se mettant en scène, simple coup de chance ou révélation d’un incroyable talent de motion maker ? Le partage de vidéo permet à chacun de faire visionner ses propres contenus riches et créatifs. Est-ce que le web permet de se faire connaître de façon efficace et durable ?
Filmer son chat, uploader la séquence et signer « creative content » semble être un des usages phare du partage de vidéo sur internet. Mais lorsqu’il s’agit de créations originales qui résident à la fois dans l’interprétation, la réalisation et le montage de courts métrages, de documentaires ou de « webzines », le web propose aux amateurs et aux plus expérimentés d’être sur internet ce qu’une chaîne traditionnelle est à la télévision. Si l’on se limite aux individus et organisations qui n’ont pas ou peu de  notoriété publique, la création ou promotion vidéo n’est qu’un bonus avec des retours sans conséquences graves (les gens aiment ou n’aiment pas) à condition de n’avoir pas misé toute sa stratégie de communication dans le buzz vidéo où l’échec serait cuisant.

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Exister grâce au videoblogging

Dans la sphère amateur, les motions makers qui ont rencontré le succès tels que « 10 minutes à perdre », « NormanFaitDesVidéos », « RayWilliamJohnson », ou « FreddyWang » sont désormais suivis par des millions d’abonnés, impatients d’attendre le prochain numéro vidéo concocté par ces véritables comédiens 2.0. Grâce à leur créativité et à la facilité de diffusion des contenus, l’audience touchée est telle que la monétisation du nombre de vues sur Youtube devient conséquente, et les sociétés de productions traditionnelles s’arrachent ces nouvelles stars du web. En effet, « Cyprien » sur NRJ12, « Le Palmashow » sur Direct8, « Mickael Vendetta » dans les émissions de télé-réalité, sont des purs produits du web. Quand on connaît l’effet viral que produit une vidéo sur le web on peut considérer que le buzz vidéo est sans aucun doute le point d’entrée le plus puissant pour voir sa e-réputation décoller, qu’elle soit positive lorsque les contenus sont légitimes et de qualité, où négative quand le contenu publié n’est pas maîtrisé ou risible.

Popularité éphémère ou durable ?

Mais parler d’e-réputation, c’est aussi parler de construction dans le temps pour constituer son identité sociale. Phénomène de mode ou réelle opportunité de carrière?  Tout est possible sur web à conditions de savoir bien gérer sa notoriété. Et il y en a un qui l’a bien compris, c’est Norman, avec ses vidéos, il a su se créer une réputation sérieuse et solide. Au départ, présent uniquement sur Youtube, il est maintenant sollicité par les chaînes de télévisions et les annonceurs publicitaires. Il est devenu, en très peu de temps, un des comiques préférés des Internautes français et commence  à jouir d’une certaine popularité auprès du grand public. Si certains réussissent à durer dans le temps, ce n’est pas le cas pour tout le monde, nombreux sont ceux qui ont tenté leurs chance et qui n’ont jamais réussi à percer. La multitude de vidéos sur le web et  la vitesse de  la propagation virale peuvent expliquer le fait que parmi le million de vidéos postées chaque jour, peu bénéficient d’une réelle réputation à long terme.

Et pour les entreprises ?

Les entreprises elles aussi s’y mettent, elles ont vite vu le potentiel d’attractivité de la vidéo sur le web ;  toutes essaient de créer le « buzz » afin de bénéficier d’une visibilité maximum pour un budget minimum (du moins pour certains). Ainsi  lib dub, parodies ou encore réelles campagnes créatives foisonnent sur le web. Le but : se différencier de la publicité classique pour se rapprocher des consommateurs. Lauréate, dans le secteur, la société Typex a su profiter de ce phénomène pour lancer une campagne efficace et originale sur Youtube. Dans cette campagne, la firme joue sur l’humour, elle met en scène deux chasseurs sur le point de tuer un ours, la vidéo se coupe et l’on demande à l’internaute d’écrire la suite de l’histoire, les annonceurs ont créé de multiples scénarios répondant à ces requêtes. La réussite d’une telle campagne vient sans aucun doute de sa viralité mais ce n’est pas tout, la créativité des annonceurs et l’interactivité proposée à l’internaute sont les facteurs primordial d’un tel succès. Le web s’annonce une technologie efficace pour promouvoir l’image et les produits d’une marque, cependant elle peut aussi lui nuire et créer un phénomène de crise au sein de la société. Parce-que sur le web, l’internaute est roi et s’il n’est pas d’accord, il va vite le faire savoir. La société Kryptonite, spécialisée dans la fabrication de cadenas, a ainsi été la cible d’un internaute mécontent. Il a publié une vidéo montrant comment ouvrir les cadenas de la société avec un simple stylo bic. La  vidéo a vite tournée et la société s’est vue être obligée de rembourser plus de 10.000.000 dollars à ses clients. Plus qu’un échec commercial, cette vidéo a décrédibilisé la société et son manque de communication s’est répercuté sur son chiffre d’affaires. Les entreprises ont donc plutôt intérêt à soigner leurs e-réputation et en cas de bad-buzz elles doivent être ultra-réactives pour éviter la propagation et redorer l’image de l’entreprise.

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