Les Données, la Richesse du 21ème siècle

Les données sont devenues un outil indispensable dans le monde actuel. Chaque jour en France nous créons l’équivalent de 10 millions de disques Blu-ray. Les données augmentent 4 fois plus
vite que l’économie mondiale, soit 50 000 Go/secondes. Les données sont devenues les maîtres de nos stratégies économiques, sociales et influencent quasiment l’ensemble de notre société.

Les données sont devenues en très peu de temps une nouvelle richesse convoitée par tous. Étant donné leur importance, la plupart des entreprises ont fait en sorte de protéger un maximum leurs
informations. A l’inverse, le gouvernement affiche clairement sa volonté de partager cette « nouvelle énergie » en promulguant la loi Valter (le 28/12/2015) et Lemaire (le 7/10/2016).

Dans ce contexte, ces lois modifient le cadre juridique de la diffusion en ligne des informations publiques et vise une République numérique en favorisent l’open data. Ainsi, les conditions applicables à la communication et à la publication des documents administratifs sont uniformisées : par principe, tout document communicable est donc publiable sur Internet. En cas de demande de communication d’informations publiques, les demandeurs peuvent en outre exiger de l’administration, que les documents requis soient publiés en ligne. Les documents portant atteinte à la vie privée des personnes concernées ne peuvent en revanche être publiés.
De plus les informations de ces dernières ne doivent pas altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources et la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées.

Ces nouveaux cadres législatifs garantissent également la gratuité à la réutilisation des informations du secteur public.
Pourquoi rendre ces données publiques et gratuites ? Que peuvent-elles engendrer ?

Faire la différence

Le domaine des technologies de l’information possède des termes similaires qui peuvent parfois porter à confusion. Dans les dernières années, nous avons vu émerger plusieurs nouvelles expressions, dont « open data » et « big data ». Ces deux termes forts importants marquent l’évolution des données numériques dans une ère où Internet est roi.

Le Big Data

Le « BigData » est une quantité phénoménale de données qui sont enregistrées à toutes heures du jour et de la nuit (messages que nous nous envoyons, vidéos que nous publions, informations climatiques, signaux GPS, enregistrements transactionnels d’achats en ligne et bien d’autres encore.) . Selon IBM, 2,5 quintillions d’octets de données sont créés quotidiennement. Que l’on parle de « mégadonnées » ou de « données massives », ces mots font référence à l’information qui s’accumule et qui est stockée en temps réel sur des serveurs à travers le monde.

L’open data

A la différence « l’Open data », est une démarche permettant de rendre les données numériques des collectivités et des organismes publics accessibles et utilisables par tous. L’open data consiste à publier sur une plate-forme ouverte des informations du type cartographiques, statistiques, horaires, données économiques, etc. La mise à disposition de ces données publiques est une obligation légale, cependant, un cadre juridique strict définit ce qui peut être publié ou non, les données à caractère personnel sont exclues.

https://congresitsbordeaux2015.com

L’open data, le pétrole de demain ?

L’open data constitue avant tout une source de donnée fiable pour les chercheurs, journalistes ou citoyens. Ces données engendrent de plus en plus la création d’outils pratiques comme par exemple des applications pour faciliter l’accès aux transports. Grâce à l’implication des mairies qui publient les horaires de bus, la géolocalisation ou la hauteur des trottoirs. Les développeurs ont pu utiliser librement ces données pour créer une application utilisable et accessible sur téléphone mobile. Par exemple l’application « Handimap » permet à l’ensemble des handicapés de pouvoir trouver un itinéraire adapté à leur mobilité réduite.

Le partage : Une stratégie astucieuse

Depuis peu, la France s’ancre dans un mouvement dynamique en matière d’ouverture des données. L’open data désigne l’effort que font les institutions. Le gouvernement partage les données dont il dispose. Ce partage est gratuit, dans des formats ouverts, et permet la réutilisation des données.

 Cette démarche avant tout gratuite a pour but de limiter au maximum les contraintes financières. Pour proposer de nouvelles ressources pour l’innovation économique et sociale, les données partagées trouvent des ré-utilisateurs qui les intègrent dans de nouveaux services à forte valeur ajoutée. Depuis le lancement de cette mouvance de l’open source, le gouvernement a publié plus de 21420 séries de données sur data.gouv.fr provoquant ainsi le lancement de nombreuses start-up au sein du territoire.

 Ces start-ups réutilisent ces données publiques « brutes » pour en faire des « données traitées » , afin de proposer des services innovants. Sans l’open data, la France se priverait d’un formidable booster économique et d’un générateur de start-up sans équivalent.

L’open data : L’opportunité invisible

L’open data n’est pas réservé aux administrations et aux collectivités locales. Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, les entreprises peuvent également avoir intérêt à ouvrir leurs données. Toujours dans un but bien précis, des entreprises comme Johnson & Johnson ont publié dix ans d’études en amont sur le marché d’un médicament. C’était dans le but d’encourager l’écosystème à travailler sur ces données et l’aider dans leurs recherches qui n’évoluaient pas. La SNCF a également publié ces données de manière libre et proactive pour remplir 2 objectifs :

  • Améliorer la diffusion de l’information à ses voyageurs, surtout pour les transports quotidiens
  • Participer à la transformation de l’entreprise autour de la donnée.

Ces entreprises comme la SNCF, la RATP, La Poste, Havas Media et Ouest France ont eu les réflexes de voir l’open data comme une opportunité. Elles se sont rendues compte que l’open data était un moyen utile d’obtenir une solution à leurs problèmes. Peu à peu, les entreprises vont devoir apprendre à composer avec cette nouvelle matière qu’est la donnée, en acceptant de les partager et en admettant que la bonne idée viendra peut-être d’ailleurs.

Guillaume DOUMERG

[1] https://www.youtube.com/watch?v=MUI6Rwn4Qq0&t=317s

[2] https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-152010-lopen-data-un-avenir-radieux-1200625.php

[3] http://www.data.gouv.fr/fr/

[4] https://www.economie.gouv.fr/entreprises/open-data-entreprises-opportunites

[5] https://www.cnil.fr/fr/open-data-la-protection-des-donnees-comme-vecteur-de-confiance

 

 

 

Menu Principal