Les grands prix de l’E-réputation ou la dispersion des TIC

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Principes et fondements

Avec Linkfluence, leader européen du Social Media Monitoring, l’agence Smiling People publie chaque année depuis 2011 une étude sur les artistes contemporains les plus cités et et les plus commentés sur le web social : les grands prix de l’E-réputation.

Le principe est attractif, la réputation n’étant plus seulement évaluée avec un critère d’audience, par exemple par le nombre de visiteurs dans une galerie d’art, ni par le nombre de spectateurs dans une salle de spectacle, mais également par sa présence sur la toile.

Certains lauréats sont méconnus du circuit traditionnel des artistes et sont sélectionnés parce qu’ils font le buzz sur Internet. Cela permet de voir l’E-réputation, souvent décriée, d’un point de vue positif.

Les prix 2015 décernés distinguent des valeurs sûres, des « habitués », à l’image de Yann Arthus-Bertrand, Philippe Starck ou encore Pierre Soulages dans les catégories Design, Arts Plastiques et Photo.

Pour plus d’informations, consultez le guide écrit par Alexia Guggémos, à l’initiative de ces grands prix :« Les Médias sociaux à l’usage des artistes ».¹

Aujourd’hui, grandprix-ereputation.com est disponible, qu’est ce que cela signifie ? Certainement que ces prix commencent à prendre une autre dimension, moins restrictive, beaucoup plus globale et puissante.

L’émergence des images conversationnelles et des micro-narrations vidéos.²

L’avènement d’Instagram

Alexia Guggémos s’attache en 2014, à observer l’émergence de ce qu’on appelle les images conversationnelles et les micro-narrations vidéos, le réseau Instagram en est un parfait exemple.

Sur Instagram, l’engagement est 60 fois supérieur à celui sur Facebook et 120 fois supérieur à celui sur Twitter.

De ces grands prix de l’E-réputation naît ainsi l’Observatoire du Web social dans l’art et le design, lancé le 15 janvier 2015, et ce afin d’étudier les bonnes pratiques et les nouvelles expressions artistiques issues des réseaux sociaux.

« Dans un premier temps, j’ai souhaité mesurer l’influence des artistes français sur le Net à l’international et montrer que les artistes les plus visibles n’étaient pas forcément ceux attendus. Depuis 2014, le baromètre Linkfluence m’a permis d’analyser la montée en puissance d’Instagram, ce réseau social de partage de photos et de vidéos créé en 2010, racheté par Facebook deux ans plus tard, et dont le nombre d’utilisateurs a dépassé ceux de Twitter en décembre dernier ».

« Le taux d’engagement qui mesure les interactions (like, retweet, favoris, +1…) a mis en lumière des artistes ouverts sur le champ social, catalyseur d’émotions, porteurs de valeurs, devenus de véritables porte-parole humanistes. »

Le photographe JR, un symbole marquant

Des artistes hors normes devenus de véritables porte-paroles, à l’image du photographe JR qui avait d’ailleurs fait l’objet d’un article sur le site le 4 mars 2013. Il avait tapissé les favelas de Rio de Janeiro de portraits de ses habitants et utilisé Instagram pour mobiliser ses fans et réaliser ses installations, tout comme celle du Panthéon, où il s’est vu confier la mission de créer une œuvre participative inspirée du projet INSIDE OUT, porteur des valeurs universelles et humanistes incarnées par le Panthéon.

L’envers du décor

La puissance du « Like » est devenue telle que certains comme l’Américain Richard Koci Hernandez, l’un des photographes les plus actifs sur Instagram, a décidé le 6 décembre 2014 de supprimer du réseau une grande partie de ses images. « Je commençais à être dépendant des like » a t-il exprimé à Time Magazine. La photo postée sur Instagram relève de l’instantané, dévoile des esquisses visuelles. 70 millions de photos y sont publiées chaque jour.

Décerner des prix, un effet de « mode » à contrôler

Mesurer quoi ? Et comment ?

La plupart des mesures effectuées se limitent dans ce cadre à des scoring d’audience en nombre de clics, de pages vues, de likes, de retombées médias, comme si cela consistait une fin en soi, mais combien d’acteurs » de ces prix ont réellement fait une étude ou mis en place une stratégie de comunication pour maîtriser, gérer et pérenniser leur popularité ?

Des questions essentielles doivent se poser : quelle a été l’audience de l’action, auprès de quel public, dans quels médias, sur quels sites, quelle a été la durée de consultation…tant de questions qui pourraient amener à rendre plus crédibles le succès de ces illustres « inconnus ».

Combien d’entre nous n’ont pas un jour cliqué sur « Like  » juste pour soutenir une action ou une personne sans s’être davantage intéressé au sujet que l’on « aimait » ?

Optimiser sa présence sur le web

Il n’est pas ici question de donner des chiffres à outrance, ni de perdre la spontanéité liée à ces plateformes. Il s’agit ici de dépasser l’effet de « mode » pour ne pas tomber dans l’oubli ou même sombrer dans une forme de déprime parce que plus personne ne « like », mais bien de faire une analyse de l’avant et de l’après pour perdurer et s’adapter à la cible que l’on souhaite toucher.

 

¹ A retrouver chez votre libraire aux Editions Thémistocle.

² Source http://www.huffingtonpost.fr – publication du 16/01/2015

 

Sylvie DA SILVA

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