Les plus jeunes et les réseaux sociaux

Avec l’émergence des nouvelles technologies, les relations entre jeunes évoluent et sont impactées par leurs activités numériques. Ils n’hésitent pas à utiliser les réseaux sociaux pour se moquer et embêter d’autres enfants, allant jusqu’au cyber-harcèlement. Ce phénomène en pleine croissance est hors de contrôle et inquiète.

Les réseaux sociaux chez les 12-14 ans

Chez les jeunes, l’utilisation des réseaux sociaux se fait de plus en plus tôt malgré l’âge minimum requis pour l’inscription, à savoir 13 ans. Cela passe par la première obtention d’un smartphone puis par l’utilisation permanente des réseaux. Les jeunes sont friands de ces nouvelles technologies et les connaissent bien mieux que leurs parents. Cependant, ils en sont aussi les premières victimes. En effet, les 12-14 ans sont les premiers à subir les conséquences négatives de l’utilisation excessive des réseaux sociaux. La limite entre la vie privée et la vie publique n’existe plus puisque même chez eux, ils sont connectés à leurs profils sociaux.

Le cyber-harcèlement génère une violence plus facile. C’est une attaque virtuelle qui se fait derrière l’écran d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone. Ces agressions sont le plus souvent une prolongation des moqueries subies à l’école. Comme l’explique plus en détails l’article « Les différentes formes de harcèlement sur le web », chaque victime peut vivre la situation différemment et subir des impacts sur sa vie privée et publique. Ces attaques menaient dans l’ombre font vivre un véritable calvaire aux victimes qui sont harcelées jusque dans leur espace privé.

Selon L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture), 246 millions d’enfants et d’adolescents sont touchés par le harcèlement à l’école en 2017. C’est un phénomène qui s’accentue au fil des années avec la montée de l’utilisation hors de contrôle des réseaux sociaux chez les jeunes.

 

Agir contre le harcèlement à l’école

Sensibilisation et prise en compte du cyber-harcèlement.

De plus en plus d’école mettent en place un programme de sensibilisation et de lutte contre le cyber-harcèlement comme l’indique l’article « Où en est la lutte contre le cyber-harcèlement ? » . C’est grâce à une convention signée entre l’Education Nationale et le site E-enfance que les directeurs d’établissements ont été formés et sensibilisés sur le sujet. C’est une étape primordiale pour comprendre le phénomène et l’aborder de manière sérieuse.

Un Numéro Vert a été créé en 2011 avec le dispositif de prévention contre le cyber-harcèlement de l’Education Nationale. Ce numéro d’écoute permet aux victimes d’échanger et d’être prises en charge par des professionnels du cyber-harcèlement.

De plus, la nouvelle loi du 3 août 2018 a permis de mieux reconnaître le cyber-harcèlement. Elle indique que tous les participants à un acte de ce type peuvent être condamnés. Cette nouvelle étape permet de reconnaître le cyber-harcèlement comme un délit puni par la loi. Elle prévoit différentes punitions en fonction de l’âge de la victime et du niveau de l’atteinte. Les plus lourdes peines peuvent aller jusqu’à deux ans de prison et 60 000 euros d’amende. La loi a prévu spécifiquement un « droit à l’oubli » pour les victimes mineures.

 

Le rôle des parents :

Il ne faut pas sous-estimer le rôle des parents quant à la sensibilisation aux réseaux sociaux près des jeunes. Ils ont un rôle très important et certains pensent que le meilleur moyen de prévenir des dangers est d’être au courant des activités numériques de leur enfant.

Cependant de nombreux parents sont surpris de découvrir que leur enfant est victime ou auteur de cyber-harcèlement. Cela est du au fait que cette forme d’agression est nouvelle et qu’à l’époque des parents, l’usage et la maîtrise des technologies n’étaient pas les mêmes. Leur enfant maîtrise donc mieux l’outil informatique qu’eux, ce qui modifie la hiérarchie du savoir.

Les associations de parents d’élèves dans les écoles sont aussi un bon moyen d’aide et d’échange autour du cyber-harcèlement. Elles permettent aux parents de s’informer sur les démarches à suivre lorsque leur enfant se retrouve en position de victime afin d’effacer les traces sur internet.

 

 

Maëlle Ceyte

https://maelleceyte.com

 

 

Photos libres de droits :

Pixabay

 

Autres liens ayant servi à la rédaction de l’article :

http://www.psychologies.com/Famille/Ados/Le-monde-des-ados/Articles-et-Dossiers/Le-cyber-harcelement-entre-ados/4Parents-un-role-de-vigie-essentiel

http://www.thierryvallatavocat.com/2018/08/la-loi-du-3-aout-2018-consacre-la-lutte-contre-le-cyber-harcelement-de-groupe-et-les-raids-numeriques.html

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