L’heure du « sharewashing » a sonné !

L’économie collaborative regroupe les plateformes d’échanges de biens, de services ou de connaissances entre particuliers sans recherche de profit. Ce concept ne va pas vraiment de paire avec les grands groupes du CAC 40 !

Oui mais pourtant…subissant de plein fouet la pression de nouveaux concurrents, les grands groupes n’ont plus le choix. Ils doivent se réinventer et participer à l’économie collaborative pour augmenter leur capital sympathie, et qui sait, peut-être leur capital tout court !

A l’origine de l’économie collaborative : une consommation engagée

 

La consommation a fortement évolué au cours de cette dernière décennie, pour devenir plus engagée. Le consommateur fait un choix actif, volontaire, positif ou négatif en faveur d’un produit ou d’une entreprise en accord avec ses propres valeurs.

Un consommateur en pleine réflexion

Un nouveau système de valeurs

 

Ce changement est fondé sur :
– la coopération, la mutualisation des moyens humains, et non sur la concurrence entre individus.
– Sur l’échange et non le commerce.
– Sur la convivialité et non sur l’individualisme !

Ces valeurs affectent directement les entreprises et le monde du travail, parce qu’elles génèrent des comportements nouveaux.
Part conséquent, le consommateur est de plus en plus réceptif envers les marques éthiques. Celles-ci doivent sans cesse améliorer leurs produits ou services pour éviter des commentaires accablants sur les réseaux sociaux !
Elles sont donc, en quelque sort, en train de perdre le monopole de l’innovation puisque c’est le consommateur qui décide !

Comment les grandes marques transforment la menace digitale en opportunité ?

 

Un gros travail d’acculturation est donc nécessaire pour les grandes marques. L’agilité des start-up qui sont flexibles et capables de s’adapter rapidement à un environnement externe changeant, en fait rêver plus d’une !
Oui mais « désapprendre » des méthodes de travail et penser que l’innovation ne vient pas uniquement du service R&D ne font pas partie de leur « check-list » traditionnelle !

Brainstorming dans une start-up

L’émergence de la cocréation

 

Certaines sociétés ont su le faire et recentrer leur stratégie autour du client. C’est le cas de Nike par exemple, qui offre la possibilité à ses clients de personnaliser leurs articles. Ce qui rend le produit et l’expérience du consommateur uniques !
« General Electrics » va plus loin dans la démarche, puisqu’elle a investit dans « Quirky ». Une entreprise de design industriel qui propose aux internautes de partager leurs idées d’inventions. General Electrics soumet ses idées aux clients, les évalue et décide de la mise en production selon le nombre de votes obtenus ! Le consommateur est directement impliqué dans le service R&D.

De quel capital parlons-nous ?

 

On le voit bien, les grandes marques tentent d’intégrer l’économie collaborative dans leur process pour augmenter leur capital sympathie, mais faisant en sorte que celui-ci n’impacte pas leur marges et ainsi maintiennent leur capital tout court !

Le ministère de l’économie et des finances estime que, d’ici 2025, l’économie traditionnelle pourrait dépasser l’économie du partage ! On passerait ainsi de 15 à 302 milliards de dollars générés par cette économie !
Ces chiffres donnent le vertige ! Vous ne parvenez pas encore à visualiser cette mutation spectaculaire ? Je vous recommande d’aller faire un tour sur Planetoscope qui affiche en temps réel les statistiques liées à cette économie !

Les limites du passage en mode « Uber » : le sharewashing

 

Le recours à l’économie « collaborative » ou l’économie « de partage » par le consommateur, était bien pour :
faire des économies, en limitant le plus possible les intermédiaires,
– remplacer la propriété par l’usage,
atténuer la concurrence entre les individus.

Or, les sociétés comme « UBER » et « Blablacar« , se revendiquant précurseurs de l’économie collaborative ne font plus office d’exemple dans le domaine ! Le montant et la manière dont ces plateformes pratiquent l’augmentation des commissions n’ont rien d’éthique. Que ce soit pour les chauffeurs, d’un côté, ou pour les utilisateurs, de l’autre !

Le petit chaperon rouge…

 

Comme les grandes marques, tous ces nouveaux acteurs sont finalement attirés par un même objectif : le profit !
Il faut alors se méfier de celles qui deviennent trop honnêtes, qui montrent leurs faiblesses et essaient de s’humaniser pour véhiculer une bonne image et se différencier de la concurrence.
Le consommateur n’est plus dupe ! L’économie collaborative partait d’une bonne intention. Mélanger les associations à but non lucratif, les start-up « solidaires » et les sociétés dont le seul but est de s’enrichir seraient une erreur !
Le « consom’acteur » n’a pas fini de nous surprendre…espérons-le !

Sandrine Libouban

https://www.aroundtheweb.fr/

 

 

SOURCES

Chiffre clés : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/chiffres-cles-economie-collaborative

Présentation sur http://www.gregorypouy.fr/2016/01/presentation-marques-et-economie-collaborative-les-20-meilleurs-cas/

« Economie collaborative : définition, exemples, chiffres… » sur https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1207151-economie-collaborative-definition-exemple-chiffres/

« La nouvelle consommation » sur https://www.encyclo-ecolo.com/Nouvelle_consommation#La_fin_du_marketing_de_la_conqu.C3.AAte_.3F

« Pour riposter Pour riposter à l’uberisation de l’économie, les grands groupes se mettent en quatre » sur https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/pour-riposter-a-l-uberisation-de-l-economie-les-grands-groupes-se-mettent-en-quatre_1684256.html

« Après le green-washing, le share-washing » sur http://blog.lefigaro.fr/share-qui-peut/2015/12/apres-le-green-washing-voici-venu-le-share-washing.html

« L’économie collaborative, un nouveau modèle socio-économique » sur http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/rub1859/economie-collaborative-nouveau-modele-socio-economique.html

Sources images

https://unsplash.com

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