Un élu CGT menacé de licenciement pour insultes sur Facebook

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Après le cas du 19 novembre 2010 qui a vu trois salariés être licenciés pour des propos négatifs publiés sur un mur Facebook et à l’encontre de leur hiérarchie, une nouvelle affaire du même acabit se profile.

 

Webhelp, une société caennaise, envisage en effet de licencier un élu du syndicat CGT qu’elle accuse d’avoir insulté sa hiérarchie sur Facebook. Le lundi 13 décembre 2010, la direction de l’entreprise a rencontré le salarié, précisant que le type de sanction n’avait pas encore été arrêté (blâme, mise à pied, licenciement, etc).

Le salarié en question dit ne pas avoir écrit la phrase incriminée : « Journée de merde, boulot de merde, boîte de merde, chefs de merde ». La CGT, de son côté, précise dans un tract que « cette phrase n’incrimine pas la société. C’est un propos que n’importe quel salarié en France pourrait tenir ». Ces propos ont été publiés sur le profil CGT-FAPT Webhelp, créé pour mobiliser contre la réforme des retraites. L’entreprise, de son côté, craint pour son image et sa réputation. « ‘Chef de merde’, dans une entreprise comme la nôtre, avec un marché très concurrentiel, c’est inacceptable » a ainsi déclaré Vincent Bernard, délégué général de Webhelp France.

L’entreprise doit se prononcer sur sa décision dans un délai de 2 à 30 jours.

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