Mort d’un internaute, Facebook pionnier de la prise en compte du deuil

trace numerique

Deuil numérique« Qu’est-ce qui arrive aux comptes Facebook après la mort ? » titrait rue89, le 21 janvier 2009. Une question qui n’a rien d’anodin : quand une personne vient à disparaitre, tout ce qu’elle a publié sur le net reste bien visible.

 
Depuis 2007, Facebook a mis en place une fonctionnalité pour répondre à cette problématique : le Mémorial. À la mort du détenteur d’un compte Facebook, sur simple demande et production de preuve du décès, le profil est placé en « mémorial ». Certaines parties du profil sont cachées pour protéger la vie privée du défunt : la ligne « STATUS » est supprimée (« que faites vous ? »), le membre est retiré des groupes auxquels il appartenait et le profil n’apparait plus dans les résultats de recherche. Par ailleurs, seuls les amis confirmés sur Facebook peuvent voir le mémorial du défunt et continuer à écrire sur son mur.
Le fait de continuer à écrire sur le mur du défunt reflète un besoin de communication des internautes dans leur processus de deuil. Il peuvent parler de l’être cher disparu avec d’autres personnes qui l’ont connu et ainsi perpétuer sa mémoire.

Fin 2010, la firme américaine fait un nouveau pas en avant. Il est désormais possible, sous réserve de connaitre l’adresse e-mail et le mot de passe de l’internaute trépassé, de télécharger tout le contenu de son profil : photos, vidéos, messages, posts sur leur mur, etc. À noter que les vivants peuvent aussi utiliser cette fonctionnalité pour récupérer leurs propres contenus.
Se pose alors une autre question : à qui et comment léguer ses accès à ses comptes et profils virtuels en mourant ? On envisagera bientôt la notion de testament numérique qui permettra aux internautes de confier leur e-réputation post-mortem à une personne de confiance.

Menu Principal