Objets connectés : les promesses d’un marché juteux

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Depuis des années, les IOT “Internet of Things” font face à une avancée fulgurante. D’ici 2020, nous compterons près de 20 milliards d’objets connectés dans le monde avec un marché estimé à près de 15 milliards d’euros. Ces avancées technologiques représentent un aspect essentiel de la révolution numérique.

Un marché très « branché » :

  • La quête d’un environnement intelligent :

L’Internet des objets “IoT” représente l’expansion du réseau Internet à des objets : les objets connectés. Ces gadgets font désormais partie intégrante de la vie des consommateurs et leur potentiel améliore grandement le côté technologique, pratique et ludique de leur fonction.

Que ce soit des casques, des montres, des capteurs et bien d’autres, leurs buts sont multiples. Ils permettent un gain de temps, une amélioration des habitudes traditionnelles de l’utilisateur et facilitent la gestion et l’organisation de sa vie quotidienne.

  • Phénomène des Wearables :

Les wearables, objets à porter sur soi, permettent d’accompagner les individus dans leur quotidien en les renseignant sur leur condition physique, leur environnement et les aide à prendre des décisions à un instant “t”. Aussi intuitive que pratique, leur interface utilisateur attire une audience captive élargie et facilite leur praticité et ergonomie. Les transmissions de données entre l’objet et l’utilisateur se basent sur le principe du Cloud et du Big Data. Cette tendance des wearables représente un relais de croissance pour l’industrie des biens techniques et d’ici 2020, on estime à environ 30 le nombre d’objets connectés par foyer.*(1)  

La forte demande d’IoT et le dynamisme de ce marché conduisent les consommateurs à entrer dans une ère de monde ultra-connecté. L’offre crée la demande et engendre un besoin des consommateurs. Les innovations dans ce domaine sont nombreuses, prenons comme exemple le frigo connecté Samsung Family Hub qui indique lorsqu’un aliment a atteint sa date de péremption, ou bien Spire qui détecte le stress chez une personne grâce à son haleine…

  • Les Iot en entreprise : un défi à relever :

Les entreprises doivent effectuer une transition digitale de leur fonction pour permettre de déployer de nouveaux avantages concurrentiels, de se diversifier et perfectionner leur gestion interne. Quatre secteurs sont très touchés par cette révolution : le transport (sécurité, suivi de conduite…), la santé (sport, accompagnements physiques…), le logement (maison connectée, énergie…) et l’industrie (logistique, production…). L’immersion des IoT au sein de ces domaines est marquée par trois facteurs. Premièrement, les entreprises vont améliorer leur processus de production pour devenir plus performantes et donc répondre de manière efficientes aux besoins de leurs clients. Ensuite, les économies réalisées par les consommateurs et par les entreprises représentent un réel potentiel de valeur pour ces technologies disruptives. Enfin, le gain de temps sur les tâches quotidiennes permettra d’accentuer les efforts des entreprises sur les tâches productives. Prenons comme exemple, la voiture connectée qui permet une grande autonomie au conducteur dans le secteur du transport, ou les piluliers et pacemakers connectés*(2) qui favorisent la prise de médicament pour le patient dans le secteur de la santé.

Pour soutenir et préserver ce modèle économique innovant, les entreprises entrent dans une course à la performance : la multiplication de ces objets connectés amène la société dans un environnement intelligent où la technique se retrouve être plus rapide que les usages…

Les perspectives de cette révolution digitale :

  • La mutation du marché du travail :

Cette nouvelle modulation d’Internet amène les métiers à se digitaliser et à expertiser leur savoir-faire et compétences. Cela commence par l’automatisation de la production qui est suivie de près par une dématérialisation des modes opératoires traditionnels. Les banques ont su saisir les initiatives et expérimentent ces gadgets notamment avec la création d’applications mobiles, de guichets automatiques, de services clients en ligne et bien d’autres fonctionnalités. Les start-ups et FabLab (ateliers ludiques où créateurs et concepteurs concrétisent leurs idées avec des machines performantes) confirment cette ascension et offrent de nouvelles perspectives en matière de créativité et d’innovation. Beaucoup de nouveaux métiers naissent chaque jour et il est difficile d’imaginer encore ceux qui restent à découvrir tant la croissance de ces outils 2.0 est exponentielle.

  • Les enjeux économiques :

Pour faciliter la relation entre machine et homme, l’Internet des objets se conjugue avec les vagues du Cloud et du Big Data et offre de multiples perspectives de création de valeur économique. L’ubiquité de ces nouvelles technologies repose sur un facteur essentiel : l’exploitation massive de données personnelles. Selon une étude du Boston Consulting Group*(3) , en 2013 le marché des données personnelles était de 300 milliard de dollars en Europe et pourrait atteindre les 1000 milliards de dollars en 2020.

  • Les limites de la donnée personnelle :

Dans un monde interconnecté, le développement de ces enjeux doit être modulé avec parcimonie pour ne pas transformer les frontières traditionnelles et la transparence de ces informations. En effet, la cyber-sécurisation et l’usage de ces données font partie des limites soulignées par la CNIL, étant donné que la sécurité des données individuelles reste un facteur à prendre en compte. Il faut s’assurer que les entreprises n’utilisent pas ces informations pour les revendre ou créer du profit sans leur consentement, il doit y avoir un consentement omniprésent concernant la vie privée des utilisateurs. Auquel cas, les objets connectés seront confrontés à un frein  technologique qui vont ralentir leur progrès et provoquer des répercussions sur le monde physique.

Ces usages génèrent des interrogations nouvelles concernant la sécurité et la transparence de la collecte de ces données privées, mais aussi sur la gestion de certains risques (économiques, sanitaires …). En effet, les comportements des consommateurs restent encore prudents et les parties prenantes doivent apprendre à travailler et évoluer en confiance.

 

Sources : Les Echos, l’Expansion, Usine Digitale, la Revue Digitale

*(1) http://www.institutmontaigne.org/fr/publications/big-data-et-objets-connectes-faire-de-la-france-un-champion-de-la-revolution-numerique

*(2) http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/le-jour-ou-les-hackers-frapperont-au-coeur-02-02-2016-2014746_47.php

*(3) ALCANTARA, Christophe, in PINUEL RAIGADA, Jose Luis et FERRET, Jerôme. e-Réputation : La construction de la réputation on line et sa vulnérabilité. Comunicacion Social, ediciones y publicaciones, 2016. ISBN : 978-84-15544-88-3

Julia Augé

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